Skip to main content

Près d’un siècle après sa création, le « Les Poètes de la société du Moulin », mouvement littéraire avant-gardiste et surréaliste taïwanais, fait enfin l’objet d’une traduction en français officiellement publiée en Europe !

  • Temps d’activité:2026-09-24 09:56~2026-11-13 09:34
 

Trois rencontres-débats incontournables pour le lancement de cet ouvrage : le retour du surréalisme taïwanais en France

Grâce au soutien et à l’initiative du Centre culturel de Taïwan à Paris, un recueil des œuvres de des Poètes de la société poétique du Moulin – le mouvement le plus avant-gardiste et légendaire de la période du régime japonais à Taïwan – a été traduit pour la première fois intégralement en français et publié en Europe par la maison d’édition littéraire française Circé.

Pour célébrer la parution de ce recueil en français, le Centre culturel de Taïwan à Paris a spécialement organisé trois rencontres de lancement à Paris, auxquelles sont invitées Mme Isabelle Rabut, sinologue française, et Mme Makiko Andro-Ueda, docteure en littérature française, afin de faire découvrir aux lecteurs européens la littérature d’avant-garde de Formose d’il y a près d’un siècle :


Fondé en 1933, la société poétique le Moulin (composé principalement de jeunes Taïwanais en exil au Japon et de poètes japonais, parmi lesquels Yang Ch’ih-ch’ang, Lin Hsiu-er, Li Chang-jui et Chang Liang-tien) fut le premier cercle littéraire de la période japonaise à introduire les idées du surréalisme à Taïwan. La symbolique du nom Moulin, Yang Ch’ih-ch’ang l’explique de la façon suivante : un moulin à vent ne tourne que lorsqu’il y a du vent, et ce « vent » symbolise les courants modernistes d’avant-garde les plus novateurs de l’Occident. La société espérait faire souffler ce vent nouveau pour faire tourner le moulin à vent de la littérature taïwanaise et insuffler un air artistique nouveau dans un milieu littéraire froid et sclérosé.


Ce cercle poétique fut le premier groupe de poètes surréalistes de toute l’Asie. Pris entre les courants de pensée occidentaux et l’histoire coloniale, ses membres ont su fusionner l’esthétique surréaliste de Jean Cocteau et d’André Breton avec la modernité et la mélancolie propres à Taïwan. En octobre 1933, le cercle a lancé la revue poétique Le Moulin, une publication à parution irrégulière qui comprenait des poèmes, des nouvelles et des essais écrits par ses membres. Jusqu’en décembre 1934, quatre numéros ont été publiés, ainsi que deux recueils collectifs des membres de la société. Par la suite, la Seconde Guerre mondiale et les persécutions politiques ont entraîné la dispersion de ces œuvres.


La publication de cette anthologie de poésie d’avant-garde ne marque pas seulement la renaissance éclatante de la littérature taïwanaise en Europe près d’un siècle plus tard, mais s’inscrit également dans la continuité de l’intérêt international suscité ces dernières années par ce cercle poétique — le film documentaire « Le Moulin », réalisé par le cinéaste taïwanais Huang Yali, avait déjà retracé avec profondeur le parcours spirituel de ce groupe de poètes surréalistes. Aujourd’hui, la parution de la traduction française de Les joues en feu vient sans aucun doute compléter la pièce maîtresse de ce puzzle international dans ce voyage à la recherche des racines littéraires.

Les horaires des trois tables rondes sont les suivants (pour plus de détails, veuillez consulter les sites officiels des différentes institutions) :


Date et heure : vendredi 25 septembre à 18h

Lieu : Librairie Le Phénix, 72 Bd de Sébastopol, 75003 Paris

https://www.librairielephenix.fr/post/6450/rencontre-avec-isabelle-rabut-et-makiko-andro-ueda-autour-de-l-ouvrage-les-joues-en-feu-les-poetes-du-moulin 

Date et heure : vendredi 2 octobre à 19h

Lieu : Bibliothèque Benoîte Groult, 25 rue du Commandant René Mouchotte, Paris 14e

https://www.paris.fr/evenements/rencontre-autour-du-recueil-de-poesie-taiwanaise-les-joues-en-feu-115510 

Date : jeudi 12 novembre à 18h

Lieu : BULAC / Inalco, 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris